Les sources de protéines végétales protègent contre la ménopause précoce

Publié le : 25 mars 20216 mins de lecture

Prévenir la ménopause précoce grâce aux protéines végétales ?

C’est l’idée avancée par une étude américaine qui s’est penchée sur leurs bienfaits protecteurs.

Zoom sur cette découverte étonnante…

Qu’est-ce que la ménopause précoce ?

La ménopause précoce correspond à l’arrêt prématuré (avant l’âge de 40 ans) du fonctionnement des ovaires de la femme.

Elle a pour conséquence l’arrêt des cycles menstruels, de l’ovulation et de la sécrétion d’hormones sexuelles mettant fin à ses capacités de reproduction.

Touchant 1% des femmes de moins de 40 ans, la ménopause précoce peut avoir des origines multiples et constitue un facteur de risque accru sur les plans cardiovasculaire, ostéoporotique et cognitif.

proteines-vegetales-menopauseDans ce contexte, serait-il envisageable de prévenir en amont le risque d’apparition de la ménopause précoce ?

C’est ce que semble indiquer une étude américaine publiée dans l’American Journal of Epidemiology et selon laquelle un régime riche en protéines végétales pourrait protéger contre ce phénomène.

A savoir ! Les protéines végétales proviennent essentiellement des céréales, des légumineuses et dérivés (tofu, pois chiche, haricots…) ou encore des graines oléagineuses (cacahuètes, amandes, pistaches…).

Elles sont naturellement présentes dans certains aliments mais peuvent être rajoutées dans d’autres pour des raisons nutritionnelles (aliments spécifiques pour nourrissons ou personnes âgées) ou techno-fonctionnelles (propriété gélifiante du blanc d’œuf par exemple)

Etude du lien entre régime alimentaire et ménopause précoce

Les auteurs de l’étude ont tenté d’établir un lien entre le phénomène de ménopause précoce et le régime alimentaire des femmes concernées.

Pour ce faire, ils se sont appuyés sur les données d’une étude de grande ampleur, la Nurses’ Health Study 2 (NHS2) qui avait enrôlé en 1989 une cohorte de 116 000 femmes âgées de 25 à 42 ans.

Chacune des participantes avait rempli un questionnaire très précis relatif à ses habitudes alimentaires. Elle devait notamment rapporter combien de fois elles avaient consommé au cours de l’année écoulée l’un des 131 aliments, boissons et compléments alimentaires listés par les chercheurs (de « jamais à au moins une fois par mois » jusqu’à « 6 fois par jour »).

En analysant ces données, les chercheurs ont observé que les femmes qui consommaient environ 6,5% de leur apport calorique journalier en protéines végétales (céréales, pain complet, noix, tofu…) avaient un risque de ménopause précoce diminué de 16%, par rapport aux femmes dont l’apport en protéines ne représentait que 4% de l’apport calorique quotidien.

Pour un apport alimentaire de 2000 calories par jour, les auteurs précisent que ce pourcentage correspond à 3 à 4 portions de protéines végétales, soit environ 32,5 grammes de protéines végétales par jour.

A savoir !

Les apports énergétiques quotidiens conseillés sont évalués en fonction de l’âge et des dépenses physiques de chacun.

Ils constituent des repères et non pas des obligations, Ils varient entre 1550 et 1900 kcals par jour pour une femme adulte sédentaire, entre 1750 et 2100 kcals par jour pour une femme adulte peu active et entre 2000 et 2350 kcals par jour pour une femme adulte active.

Mieux encore, après avoir tenu compte des facteurs existants (comme le tabagisme ou l’indice de masse corporelle), les scientifiques ont constaté que les femmes qui consommaient au moins 9% de leur apport calorique en protéines végétales avaient un risque de ménopause précoce diminué de 60% par rapport aux femmes consommant moitié moins de protéines végétales.

A noter que la consommation de pain complet, de céréales froides et de pâtes enrichies était fortement associée à un risque moins élevé de ménopause précoce.

A contrario, ce lien n’a pas été établi lorsque les femmes consommaient des protéines d’origine animale.

Des investigations à poursuivre

« Assez peu de femmes consommaient des niveaux élevés de protéines végétales, ce qui rend difficile notre analyse des bienfaits d’une consommation plus importante.

Une meilleure compréhension de la façon dont la consommation de protéines végétales est associée au vieillissement des ovaires permettra d’identifier les moyens de réduire le risque de ménopause précoce », déclare le professeur Elizabeth Bertone-Johnson, l’un des auteurs de l’étude.

Il serait donc intéressant de mener des études plus poussées en vue de confirmer ce premier constat encourageant.

Les auteurs projettent d’ailleurs de mener d’autres études comparant les vertus des protéines de soja avec celles des autres protéines végétales.

Les protéines végétales n’ont donc pas fini de faire parler d’elles !

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